Nicholas Sehnaoui: Il y a encore une chance, ne la perdons pas

le depute Nicholas Sehnaoui a dit que Ce dimanche 15 mai 2022 on a gagné les élections. Accusé de tous les maux, le Tayyar conserve son bloc parlementaireetence qui me concerne son siège à Beyrouth 1. Les ambassadessont perplexes.

Il y a de quoi êtrefier. Après deuxannées de révolutioncolorées, de médiasdéchainés, de mensongesrépétés, de campagnesd’opprobreset de haines, de sanctions et d’appauvrissement. 10 milliards de dollars dépensés sur les dernières 10 années pour érodersapopularitén’ontservis à rien. Non seulement on maintiennotresiègeparlementairemaisen plus onmaintientnotre score de 2018.

Il y a de quoi êtrefier. Fier de l’équipe du Tayyar qui a travaillé sans repos pendant les deuxderniersmois, au Libancomme à l’étranger. Mais surtout fier de nosélecteurs qui ontprouvéqu’ilsméritent bel etbien le label « cha3b lebnen el 3azim » que le General leur a donné. Nos électeurs qui ontrésisté à la pression du bullying et à l’appât du gain

Cettevictoire ne doit pas nous faire oublier que le Libanet les Libanaissontépuisés et qu’ilsaffrontentcollectivement et individuellement des difficultésquotidiennes pour maintenir le minimum requis pour survivre. A cesLibanais la, nous disons :vousêtesnotre plus grande motivation pour continuer à nous battre et pour ne pasbaisser les bras et capituler.

Elle ne doit pas nous faire oublier non plus qu’ilfaut arriver à la véritéet a la justice dansl’enquête de l’explosion du port de Beyrouth.

Elle ne doit pas nous faire oubliernon plus qu’ilfauttrouver le moyen de récupérerl’argentvolé, et rendreleurs droits aux déposants, des droits acquis pour la plupart après touteune vie de durlabeur.

Elle ne doit pas nous faire oubliernon plus le plus grand de tous les défis, celuid’inventer des nouveaux mécanismesconstitutionnelspermettant au pouvoirpolitique a la tête de l’État de fonctionner et deprendre des décisions.

Enfinelle ne doit pas nous faire oublier que le Liban continue de traverser des tempêtesgéopolitiques qui mettenten danger son existence. Je ne citeraisiciquelquesexemples ; le gaz et le pétrole, la stratégie de défense et les armes de la résistance, le plan de sauvetage financier, les réfugiéspalestiniens et syriens.

Sur ce dernier point, ilestsignificatif de remarquer au lendemain de cesélections que le nombre des électeurslibanaisdurantcesélectionsétaitinférieur au nombre de réfugiéssyriens. De mêmequ’unegrandepartie des électeursn’a pas sanctionné les partischrétiens qui ontacceptél’afflux des réfugiéset qui ontrefusé que le gouvernementlibanaisnégocieleur retour avec les autoritéssyriennes. C’estcommesicettefrange de la population adhérait à la narrative des médiaset de la communautéinternationaleaffirmant que les réfugiéssyriens ne constituent pas danger immédiat pour le Liban. Or, mêmesi on ommet les dangers démographiquesetsécuritairesqu’ils constituent, les chiffres de la banquemondialerestentflagrants. Les réfugiéscoutent 4.5 milliards de dollars annuellement au Liban, soitdepuis 2011 un total de 49.5 milliards de dollars que la Liban a pratiquementassuméseul.

Aucun pays mêmeparmi les plusrichesn’auraitpu supporter unetelle charge sans succomber à cefardeau. Pour avoirune idée des proportions, imaginonsun instant que la France accueille pendant 11 ans 20 millions de réfugiésAlgériens.

Beaucoup de mesamis et certainsmembres de ma famille me demandentpourquoi je me suisreprésentédansces conditions difficiles. Pourquoiquand le statut de députéqu’onestsensé porter commeunemédailleestdevenu un fardeau ?Pourquoiquand le salaireestdevenudérisoire ?Pourquoirisquer des campagnesd’opprobres ?

Eh bien, la réponseest simple. Nous n’avons pas plié face aux arméespalestiniennes, syriennesetisraéliennes. Nous ne plierons pas face à toutes les pressions du monde. Nous sommes les élèves du General Michel Aoun. Cetteterreest la nôtredepuis plus de 2000 ans et nous ne la quitteront pas.

Enfin à tous les partisans de nosconcurrentspolitiquesj’adressedeux messages:

1- Il y a dans le monde et plus particulièrementdansnotre pays deuxmanière de gérer les différencesd’opinion, les urnes et la violence. Attention d’opter pour la deuxième sans envisager les conséquencescatastrophiques que cela aura pour nous comme pour vous. Attention de vouslaisserentrainer par des groupesetpuissances qui n’attendent que cela pour que le Liban entre dans le chaos pour servirleurspropresintérêtsmafieux, miliciens et géopolitiques.

Nous avonsété la cibled’unecampagne de bullying sans précédent. Cetteméthodeesttirée du guide des révolutionscolorées et a étéappliquéeenmême temps qu’auLibansimultanémentdans cinq autres pays. Cettecampagnenourrie par les télévisionsessaie de convaincre les Libanais que nous ne représentons plus rien. Or les électeurs nous ontdonné 21 députéssoit le plus grand bloc parlementairece qui demontrenotrereprésentativité. Nous ne demandons pas des excuses, mais de grâcearrêtez de mettre le pays au bord du gouffre de la violence. Nous avonstournéplusieursfois la joue gauche. Soyezsûr que les prochainesfoisiln’en sera pas de même.
2- Ni vousni nous ne devonsoublier que nous sommestouspartenairesdansce pays et que s’ilcoule nous coulons avec lui. Nous nousdevonsdonc de collaborer pour le sauveret pour le tirervers le haut ensuite. Tournons la page etenvisageonsune collaboration efficace pour légiférer les reformesnécessaires et pour saisir les opportunités de changementlorsqu’elles se présentent. Le refus du dialogue avec les différentescomposantespolitiques qui tirentleurlégitimité du peupledérivesoitd’unecécitécriminellesoit du dictat de parties externes. Le refus de collaborer avec le CPL qui a présentépresquetoute les lois anti-corruption et qui se bat pour l’auditjuri-comptableestégalementinjustifiable. Notre main esttendue, à vous de la saisir pour prouver à vosélecteurs que vousêtessincères.

Demainest un jour nouveau. Unis sur l’essentiel nous pouvonsmieuxrésister aux tempêteset ensemble nous pouvonsreconstruire un Liban nouveau, cettefois sur des bases saines et solides. Ne perdons pas notre temps enmesquinesquerelles. Collaborons sans aprioris sans idéesreçues, sans préjugés. Il y a encore une chance, ne la perdons pas.

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