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Le Courant patriotique libre a appelé à la neutralité du Liban dans les conflits entre les différents axes : la justification des agressions israéliennes par le ministre des Affaires étrangères est dangereuse

Le Conseil politique du Courant patriotique libre a tenu sa réunion périodique et a publié la déclaration suivante :
1 – Le Conseil a examiné la situation interne et régionale, notamment le conflit américano-iranien et ses répercussions possibles sur la situation libanaise réaffirmant la nécessité de neutraliser le Liban dans les conflits entre les différents axes afin de le protéger, lui et son peuple. Le Courant a renouvelé son attachement au principe de l’exclusivité des armes entre les mains de l’État libanais et sa contribution à la défense du Liban ainsi qu’au maintien de sa souveraineté nationale, qui constituent le fondement de notre position libanaise, émanant par l’intérêt supérieur du Liban.

2 – Le Conseil s’est arrêté sur la déclaration grave du ministre libanais des Affaires étrangères justifiant les agressions d’Israël contre le Liban, ce qui montre la gravité de ce comportement continu qui porte atteinte à la souveraineté nationale et renforce la division interne, ce qui confirme la prétention creuse de ceux qui se réclament “souverainistes” ; En conséquence, le Courant tient l’ensemble du gouvernement et toutes les parties qui y participent pour responsables d’avoir renoncé à la souveraineté et donné carte blanche à Israël pour commettre des violations de la souveraineté et de l’inviolabilité du territoire national.

3 – Le dossier “Abu Omar” montre de manière caricaturale la faiblesse des forces et des personnalités politiques dans leur soumission humiliante à l’étranger, alors que le Courant patriotique libre reste, par son action et ses positions, un modèle d’indépendance, de liberté de décision et de défense de la souveraineté du Liban.

4 – Le gouvernement et le ministère de l’Énergie ont prouvé leur incapacité à élaborer une vision, un plan ou un programme pour réformer le secteur de l’électricité ou même pour assurer un approvisionnement électrique minimal, ce qui a entraîné un coût supplémentaire pour les citoyens provenant des générateurs électriques, estimé à environ un milliard et demi de dollars supplémentaires sur leur facture précédente. Le niveau d’approvisionnement a atteint son niveau le plus bas en raison de l’échec de la gestion du ministère et de la justification de cet échec par des accusations sans fondement contre le Courant patriotique libre. Cet échec a également conduit à l’absence de tout projet visant à achever les projets hydrauliques interrompus, notamment les barrages, et à la signature de “l’accord scandaleux” dans le bloc n° 8 sans aucune garantie de forage de puits pendant une période de cinq ans.

5 – La décision de la commission d’accusation à l’encontre de Riad Salameh confirme le caractère central de l’audit pénal mené par le président Michel Aoun et le “Courant”, ainsi que son importance dans tout processus de réforme financière effective. Le Courant affirme ici la nécessité de mener à bien cet audit pénal et de commencer à fournir tous les documents nécessaires à cet effet, tout en rappelant qu’il a adressé il y a plusieurs mois une interrogation au gouverneur de la Banque du Liban et au gouvernement à ce sujet.
 
6 – Le Courant suit de près le projet de loi sur le déficit budgétaire afin d’empêcher son adoption dans la version présentée par le gouvernement et s’efforce de mettre en évidence ses graves lacunes et de proposer en présentant toutes les modifications nécessaires pour le corriger afin de garantir le remboursement des déposants.

7 – Le Courant estime que la manipulation dont font l’objet les expatriés en matière de vote depuis leur lieu de résidence vise à leur retirer ce droit afin de reporter les élections, ce qui constitue un crime à part entière à l’encontre des expatriés libanais, que ne peuvent justifier les vaines excuses avancées pour les faire revenir au pays pendant l’été afin de servir des intérêts politiques étroits. Les expatriés ont le droit de voter depuis l’étranger, d’être représentés à l’étranger et de se présenter aux élections depuis l’étranger. Toutes ces manœuvres dilatoires de la part du gouvernement et de toutes les parties impliquées dans l’application de la loi ne sont rien d’autre qu’une responsabilité que ces parties assument envers l’ensemble des expatriés, envers la patrie et son équilibre.