Le président du Courant patriotique libre, le député Gebran Bassil, a déclaré dans son discours prononcé lors d’un dîner organisé pour le secteur de l’éducation à Batroun que “le Liban est le pays du message, caractérisé par le savoir et la culture que nous avons acquis au fil des ans. Nous vivons dans un grand tissu social marqué par la diversité et la distinction, qui lui a donné une dimension humaine permettant aux Libanais de réussir dans le monde entier.”
Il a souligné : “C’est pourquoi l’éducation est fondamentale dans le pays, car il n’est pas possible de mener à bien des réformes au Liban sans réformer l’éducation et développer la science et la culture. C’est là le grand défi auquel est confronté l’État, avec un secteur éducatif qui s’éffondre”.
Bassil a ajouté : “Parce que nous, au Courant, sommes conscients de l’importance de l’éducation, nous avons créé le Conseil supérieur de l’éducation, dont la préoccupation principale et l’objectif sont de moderniser les programmes scolaires afin de suivre les évolutions, en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle”.
Il a déclaré : “Ma préoccupation principale est l’identité, et l’identité est la culture, dont le plus grand défi est de la préserver. Il a estimé que le plus grand danger venait de l’extérieur, en particulier du dossier des réfugiés syriens, non pas pour des raisons racistes ou sectaires, mais parce que cela affecte notre culture.
Il a ajouté : “Le nombre d’élèves syriens dans les écoles de Batroun a diminué de moins d’un millier, mais au final, même s’il a diminué, le nombre d’élèves syriens reste supérieur à celui des Libanais dans nos écoles et nous ne pouvons pas considérer que cela n’a pas d’impact.
Bassil a affirmé : “J’étais contre l’octroi d’une série de grades et de salaires dans le passé et j’ai averti que cela entraînerait l’effondrement économique du pays, car notre économie ne pouvait pas le supporter. Aujourd’hui, je suis d’accord avec les demandes d’augmentation des salaires dans le secteur public, car vous ne pouvez pas continuer à vivre ainsi.” Il a souligné qu’il fallait préserver la dignité matérielle et morale des enseignants à travers l’estime des gens.
Il a insisté sur le fait que l’amour de la patrie doit être enseigné afin de préserver la culture et que cela n’est pas incompatible avec le développement, “c’est-à-dire que nous pouvons suivre le progrès technologique tout en restant attachés à nos racines, à nos traditions et à notre patrie”.
Il a déclaré : “Il est de votre devoir d’amener les élèves à comprendre le sens de la patrie et l’importance de s’y attacher, c’est un problème fondamental auquel nous sommes confrontés ; les jeunes ne peuvent pas perdre le sens de l’espace national et la manière de le préserver, car il y a des politiciens et des forces politiques qui jouent le jeu de la division ou de l’annexion de la patrie”.
Il a souligné que “indépendamment du fait que nous soyons convaincus ou non par la notion de la patrie, si nous la perdons avec son espace et ses frontières, nous ne savons pas ce qu’il nous restera comme nous ne pouvons pas, avec de telles conceptions, laisser les jeunes penser que ces citoyens sont des personnes avec lesquelles il est impossible de vivre, sans par ailleurs, leur enseigner ce que sont la souveraineté, l’indépendance et la liberté de la patrie ; nous sommes une génération qui a été élevée dans ces conceptions et pour nous, la patrie était synonyme de dignité et mon attachement au président Michel Aoun provient de la phrase “car vous êtes notre dignité”.
Bassil a conclu : en l’absence d’une politique nationale claire, il est nécessaire d’éduquer les étudiants à une pensée nationale saine, du moins à l’appartenance à la patrie.
Bassil lors du dîner du secteur de l’éducation : pour objectif d’éduquer les élèves sur la pensée nationale et les concepts de souveraineté et d’indépendance

